Elle se décrivait comme "tout à fait désabusée de la politique" à présent. Elle était écoeurée de l'ignorance des Américains à l'égard du reste du monde, par leur peu d'intérêt pour celui-ci. Au bout de deux mandats, l'échec de la politique de Bush laisserait sans doute le pays (et le reste du monde) dans une panade noire. Ce qu'elle voulait dire par là, c'est qu'il était grand temps qu'un héros arrive sur son cheval, et encore... ce malheureux héros sur ce malheureux cheval, qu'est-ce qu'il pourrait bien y faire ?
Il ne fallait pas attendre de grands changements, dit Tombe du Ciel. Elle avait atterri dans un pays qui ne croyait plus anx anges, et où pourtant les Brandisseurs de bible avaient pris en otages les deux grands partis politiques. (On pouvait compter sur eux pour résister au changement.) En plus, il y avait ceux qu'elle nommait "le contingent local de suce-bites", désigant ainsi les patriotes pitbulls, les plus crétins que de la crotte de chien, et ceux-là étaient trop momifiés, ou trop ignares (ou les deux) pour voir plus loin que le baratin nationaliste et va-t'en-guerre.
John Irving - Dernière nuit à Twisted River 2009.
Aucun commentaire:
Publier un commentaire